Posté dans Économie & Emploi
A Lacq-Orthez on ne manque pas d’énergie

A Lacq-Orthez on ne manque pas d’énergie

Aujourd’hui, nous nous sommes rendus à Saucats (Gironde) pour visiter le premier site de stockage d’énergie par batterie de l’entreprise Amarenco – dont les travaux s’achèvent, sur d’anciennes friches industrielles -, avec Jean-Marie Bergeret-Tercq, vice-président au Développement économique à la Communauté de communes de Lacq Orthez, et les services communautaires.

C’est cette même entreprise qui va installer le plus gros site de stockage d’énergie renouvelable sur batterie d’Europe, sur un terrain situé sur les communes de Mourenx et d’Os-Marsillon.

Les travaux du projet dénommé OSMO, d’Amarenco, débuteront d’ici peu, à la fin du second semestre 2023, sur un terrain qui a été en partie vendu par la Sobégi et en partie mis en location par la CC Lacq-Orthez.
Outre le foncier disponible, la proximité du poste électrique d’Os-Marsillon fut un atout dans cette implantation.

Faire de la prospection économique et industrielle, ce n’est pas simplement chercher les entreprises et les usines.
C’est aussi préparer en amont les recrutements (en créant des filières comme nous le faisons déjà avec les formations diplômantes aux métiers de la chimie à Mourenx et le feront encore plus avec le futur Campus des métiers), c’est prévoir de la sous-traitance à proximité, c’est proposer un habitat adapté (comme nous le faisons avec la révision de notre plan intercommunal de l’habitat et la création du Plan local d’urbanisme intercommunal : PLUi), c’est adapter les voies de communication (comme la nouvelle ligne de ferroutage depuis Puyoô et les mobilités)… et c’est répondre aux besoins et attentes des prospects (comme sur le foncier et donc l’énergie).

Les besoins en puissance électrique sont suffisants pour les projets industriels annoncés sur le territoire (Elyse, BioTJet, Carester…). Certes nous disposerons d’assez électricité mais il faut aussi penser à la suite et à l’accueil d’autres entreprises, à longs termes, et qui auront aussi besoin d’énergie pour fonctionner.

Ainsi depuis trois ans, à la CC Lacq-Orthez, élus et agents ont organisé plusieurs rencontres avec les services de l’Etat et ERDF pour préparer l’avenir.

Nous sommes précurseurs dans la décarbonation et la chimie verte et le savoir-faire de nos industries est parfois unique. Nous devons accompagner nos entreprises ! Elles méritent le soutien des collectivités (comme le fait la CC Lacq-Orthez et ses communes) et des pouvoirs publics.

Ce travail d’anticipation, pour les futures décennies, vise à assurer, et à accroître, notre productivité, nos emplois et notre richesse. Nous sommes engagés pour que notre territoire soit toujours en pole-position pour l’avenir de toutes et tous et de notre Planète.

Posté dans Culture & Jeunesse
S’éduquer au « repas le plus important de la journée »

S’éduquer au « repas le plus important de la journée »

Vendredi dernier les écoliers de l’école maternelle Pauline Kergomard ont pris leur petit-déjeuner à l’école.

La mairie et l’Education nationale se sont associées dans le dispositif « Petit-déjeuner à l’école » pour sensibiliser sur l’importance de ce repas. Présent parmi nous, le Directeur académique des services de l’Éducation nationale (DASEN) des Pyrénées-Atlantiques a pu apprécier cette initiative.

Par la suite, les parents ont échangé avec l’infirmière scolaire sur les bonnes pratiques pour un petit-déjeuner bénéfique, mais aussi évoqué les difficultés rencontrées le matin avec leurs enfants.

Nous savons qu’il y a des enfants qui arrivent, pour diverses raisons, le ventre vide le matin à l’école. Nous avons décidé de faire de la pédagogie autour du petit-déjeuner qui est, comme on dit, « le repas le plus important de la journée ».

Depuis 2014, avec mon adjointe à l’Education et à la Jeunesse, Corinne Carriat, et le conseil municipal nous menons une politique volontariste autour de la nutrition : tant dans la qualité de ce qui est dans l’assiette que dans sa connaissance.

Nous sommes très attentifs à l’alimentation des enfants dans nos écoles, puisque nous proposons la cantine à 1 €, qui bénéficie à une famille sur deux. Cette année, nous avons instauré un self dans nos cantines (pour lutter contre le gaspillage alimentaire et valoriser les déchets : entre le compostage et la nourriture pour le poulailler). Nos efforts sont récompensés par le label « En cuisine », d’Ecocert, qui nous a décerné notre « première carotte » pour notre cantine « bio, locale, saine et durable ».

Nous allons poursuivre nos actions en ce sens en proposant des animations aux écoliers lors de la pause repas, dès la rentrée de septembre.

C’est aussi le cas à la Communauté de communes de Lacq-Orthez, où les cuisiniers des crèches privilégient la même démarche écoresponsable du label « En cuisine » d’Ecocert, mais au niveau supérieur, leur permettant de bénéficier de la « deuxième carotte ».

Lutter contre les inégalités et permettre de plus grandes chances de réussite scolaire c’est aussi sensibiliser à une alimentation saine, durable, de qualité et équilibrée. Au restaurant scolaire, lors du goûter mais aussi pendant le temps éducatif, nous devons accompagner les enfants dans cette voie.

Au quotidien, à Mourenx et à la CC Lacq-Orthez, nous nous investissons à notre échelle pour l’avenir de nos prochains et le bien de la planète.

Le Bassin de Lacq : territoire au service de l’hydrogène

Le Bassin de Lacq : territoire au service de l’hydrogène

Depuis hier et jusqu’à demain, les acteurs de l’hydrogène se retrouvent sur notre territoire d’industries Lacq – Pau – Tarbes pour les journées nationales de l’hydrogène.
Entre les plénières, ateliers et autres stands, et avant les visites techniques de demain, j’ai pu présenter notre politique de développement économique à Lacq-Orthez.

La période que nous vivons fait écho à la fin de la Seconde Guerre mondiale : nous sommes à la recherche de notre indépendance énergétique, industrielle et stratégique.
Le conflit en Ukraine, mais aussi la crise de la COVID, nous obligent à retrouver nos indépendances.
L’aventure industrielle que connaît le Bassin de Lacq depuis les années 1960, et notre politique volontariste en matière de foncier d’entreprise depuis dix ans, font de nous un acteur essentiel dans la transition énergétique et la décarbonation des productions.

Les participants de cet atelier sur la « Vie d’un projet hydrogène : du montage à la mise en service » (industriels de procédés et de fourniture hydrogène, développeur de stations H2 et acteurs de la mobilité publique), ont pu apprécier les forces et qualités du Bassin de Lacq.

Notre Bassin profite de son expérience, de sa culture de la sécurité, de ses capacités (foncier, pipelines, voies ferrées, alimentation électrique… synergie entre les industries présentes). Il peut aussi compter sur l’acceptabilité de ses pouvoirs publics et de ses habitants tout en étant reconnu pour être attentif à l’environnement des salariés et à un développement durable de son territoire.

La Communauté de communes de Lacq-Orthez est facilitatrice pour son écosystème industriel et économique.

La preuve en est avec la requalification réussie de la plateforme industrielle de Mourenx – Noguères – Pardies – Bésingrand : trois centrales photovoltaïques, le plus grand méthaniseur de France, la future base logistique de Lidl, ainsi qu’une partie des projets d’Elyse Energy et, de nouveau, du foncier à la vente avec l’achat par la Communauté de communes d’une partie des terrains et locaux d’anciennement MEAC.
Et bientôt encore de bonnes nouvelles.

Du projet au déploiement, de l’installation à l’amorçage de la production, voire à sa diversification, la Communauté de communes de Lacq-Orthez est aux côtés de ses entreprises actuelles et à venir.

Posté dans Actualités
Gérer en local pour disposer d’une meilleure offre de santé

Gérer en local pour disposer d’une meilleure offre de santé

En 2016, la Communauté de communes Lacq-Orthez s’est engagée dans un Contrat local de santé (CLS) pour enclencher des dynamiques et de nouveaux partenariats pour améliorer l’offre de santé, pour notre territoire et celui de la Communauté de communes du Béarn des Gaves.

A la suite du bilan de ce premier contrat et fort de son succès, tous les acteurs concernés (pas moins de 130 dont l’Agence régionale de santé, le Département des Pyrénées-Atlantiques, les professionnels de santé, les structures institutionnelles et médico-sociales…) ont décidé de s’engager dans un CLS de deuxième génération, jusqu’en 2027, qui a été signé mardi dernier, 30 mai, à Mourenx.

Ce nouveau contrat vise à renforcer la coordination des politiques publiques entre les différents acteurs via 4 axes, qui se déclinent en 24 actions : accès aux soins et coordination, accompagnement à la perte d’autonomie, promotion et prévention de la santé, pour un environnement favorable à la santé.

Face à tous les maux dont souffre le système de santé français, la seule réponse pour le préserver (si ce n’est pas le sauver) est l’initiative locale via de nouvelles organisations de travail et pratiques collaboratives.

A Mourenx comme à la CC Lacq-Orthez, nous travaillons pour une offre de soins pérenne et de grande qualité.
L’ouverture du pôle de santé Simone Veil à Mourenx avec sa trentaine de praticiens dont 7 médecins salariés (par l’association SANTAT) est la preuve de notre volontarisme.

Les élus doivent s’engager et les acteurs doivent s’unir, c’est ce que nous faisons avec ce CLS ! Il est notre projet territorial en santé, il est notre outil privilégié pour lutter contre les inégalités sociales, environnementales et territoriales de santé.

Le Bassin de Lacq : modèle d’une réindustrialisation en action

Le Bassin de Lacq : modèle d’une réindustrialisation en action

Le dynamisme économique de notre territoire, notre engagement pour l’aménagement de sites industriels et nos actions dans la décarbonation attirent les regards.

Les magazines « l’Usine nouvelle » et « La gazette des communes » avec l’association des Intercommunalités de France, m’ont appelé à témoigner sur les solutions des collectivités pour attirer les industriels lors d’une web-conférence qu’ils ont organisée le 11 mai dernier.

Parmi les participants, Jérôme DELAY le directeur général d’Alpha chitin a pu illustrer nos actions via l’installation de son entreprise à Lacq l’an dernier.

Malgré l’inflation, malgré les coûts de l’énergie, malgré une situation géopolitique aux conséquences globales inédites… des usines s’implantent, se réinventent, investissent, relocalisent…. des emplois se créent et notre territoire retrouve ses richesses.

Le constat est unanime : les industriels et les acteurs publics ne peuvent que travailler ensemble pour une réussite commune.

Si les collectivités peuvent être des facilitatrices, leurs compétences et leurs moyens ne leur permettent pas tout. Nous avons aussi besoin de l’aide de l’Etat car l’administration française impose des réglementations et des démarches souvent lourdes et longues ; il faut assouplir tout cela et permettre une plus grande décentralisation du développement économique.

Notre bassin industriel suscite beaucoup d’envies. Ce nouveau dynamisme profite à tous et à tout notre territoire.

Pour découvrir nos échanges, cliquez ici.
(Pour pouvoir visionner, il suffit juste de s’inscrire gratuitement)

Ce week-end c’est la Foire (polynésienne) de Mourenx

Ce week-end c’est la Foire (polynésienne) de Mourenx

La 31ème édition de la Foire de Mourenx se tiendra ce week-end, les 13 et 14 mai.

Toujours gratuite (et toujours aussi festive) elle aura pour thème la Polynésie, qui se déclinera en spectacles, ateliers et autres initiations aux coutumes des archipels de l’Océanie…

La Foire de Mourenx est l’événement de promotion du commerce et de l’artisanat : art et déco, habitat et loisirs, terroir et gastronomie, associations locales… avec ses 150 exposants, venus de toute la France, de 9 h à 19 h samedi et de 10 h à 19 h dimanche.

Dans le cadre de sa compétence commerce, la communauté de communes de Lacq-Orthez organise la Foire, en partenariat avec la mairie de Mourenx.

Sous le chapiteau de la CCLO, place du Travail, venez apprendre à mieux trier vos déchets avec des masques de réalité virtuelle et venez prendre conseil sur la rénovation de votre habitation avec l’aide des agents du guichet Habitat-Energie.

Sur l’espace ville de Mourenx, place de Navarre, retrouvez les élus municipaux pour une présentation des réalisations et projets de la ville. Les Mourenxois·es pourront aussi venir pour installer / paramétrer l’application mobile de la ville Imagina.

Depuis de nombreuses années le secteur du commerce doit faire face à de nombreux défis que la Covid est venue accentuer.
Nous pouvons tous faire les mêmes constats : vacance commerciale, difficulté d’accès aux commerces en centre-ville, disparition des indépendants… les crises actuelles viennent y ajouter les liquidations d’enseignes de franchises, la désertion des galeries commerciales et l’apparition de boutiques de « fast-fashion » qui sont un non-sens écologique et même économique.
A la CCLO comme à la mairie de Mourenx nous sommes mobilisés pour nos commerces. L’ouverture récente du Bistro M au Mi[x] et du restaurant du lac à la base de loisirs d’Orthez-Biron en témoignent. Bientôt ce sera au tour du Gabizos de proposer une nouvelle offre de restauration indienne sur la commune.

En attendant, venez nombreux profiter de la Foire de Mourenx !
Retrouvez toutes les animations et les informations pratiques sur www.cc-lacqorthez.fr

Mourenx, terre de gaz vert

Mourenx, terre de gaz vert

Aujourd’hui, vendredi 28 avril avec le PDG de TotalEnergies Patrick POUYANNE, les représentants de l’Etat et les élus et partenaires locaux, nous avons inauguré le méthaniseur BioBéarn à Mourenx.

A Mourenx, comme à la CCLO, nous avons fait du développement économique et de l’emploi nos priorités. Nos engagements ont permis des avancées conséquentes en peu de temps.

Le site de Mourenx-Noguères-Pardies-Bésingrand a souffert pendant 30 ans d’abandon des industries et de destruction des emplois : Péchiney, les Carreaux d’Aquitaine, Célanèse et Yara. Cette zone industrielle, plus grande qu’Induslacq, était devenue un maquis à sanglier.

Par notre volontarisme depuis près de dix ans avec Jacques CASSIAU-HAURIE, par le rachat des terrains, par de la prospection, de l’accompagnement et de la concertation, de nouvelles activités s’installent désormais sur cette zone oubliée : les méga-centrales photovoltaïques sur des terrains inaptes à la construction il y a deux ans, la base logistique de Lidl demain, des projets de production d’hydrogène vert… et désormais le plus grand méthaniseur de France.

Le Bassin de Lacq était devenu le « Texas béarnais » avec la découverte des gisements. Cette ressource naturelle a permis le développement de notre territoire et a apporté emploi et richesse bien au-delà. L’aventure gazière est née avec la SNPA puis a perduré avec Elf, rachetée par Total par la suite. TotalEnergies et notre territoire sont étroitement liés.

L’extraction gazière est toujours active, avec une destinée uniquement industrielle, alors que l’activité devait disparaitre comme la Ville-Nouvelle.

Aujourd’hui avec ce méthaniseur, le Bassin de Lacq renoue avec sa grande production gazière… désormais verte.

Défendre le projet de méthaniseur pendant la campagne des municipales de 2020 n’était pas la chose la plus simple. L’engagement politique c’est aussi s’investir pleinement quand les enjeux sont justes.
Et ils le sont car cette unité produira, par an et en pleine capacité, 160 GWh et 200 000 tonnes de digestat (fertilisant naturel) et évitera l’émission de 32 000 tonnes de CO2.
C’est avec notre audace que nous y sommes arrivés car notre vision va au-delà de notre génération, au-delà de nos mandats.

Sur notre territoire, la reconquête industrielle n’a pas attendu les grands discours opportunistes de nos gouvernants, ni les crises internationales pour s’engager dans une stratégie de transition énergétique et d’indépendance.

Soyons fiers du renouveau du Bassin de Lacq !

Projet France Travail : l’Etat éloigne les demandeurs d’emploi de leur territoire

Projet France Travail : l’Etat éloigne les demandeurs d’emploi de leur territoire

Alors qu’il n’était que rumeur et imprécision le projet France Travail vient d’être présenté hier, dans ses grandes lignes, à la presse par le haut-commissaire à l’emploi.

Sur le papier ce projet semble nécessaire puisqu’il vise à atteindre le plein-emploi d’ici 2027.
A y regarder de plus près il est un appauvrissement du service et un risque pour les demandeurs d’emploi dans nos territoires, avec pour unique raison de faire des économies (de personnels surtout).

Cette réforme ne fait pas de bruit, au milieu d’une réforme des retraites toujours contestée, pourtant elle nous impacte tous : employés, employeurs, élus…
L’Etat tend à se substituer au rôle des acteurs locaux engagés dans les politiques pour l’emploi.

Avec ce projet les missions locales seraient absorbées par France Travail, devenant un simple service associé : France Travail Jeunes, dès le 1er janvier prochain.

Les missions locales sont au cœur des bassins de vie en apportant des réponses précises aux difficultés locales d’emploi : accompagnement des 16 – 25 ans non-scolarisés en recherche d’emploi, information pour les jeunes dès 13 ans et lieu d’orientation sur l’emploi, la reconversion, la création d’entreprise… pour tous et sans limite d’âge.
Ces structures associatives sont cofinancées par les intercommunalités. La CC Lacq-Orthez subventionne à hauteur de 208 000 euros par an la Mission locale des territoires de Mourenx-Oloron-Orthez (Tm2o) qui regroupe les communautés de communes de Lacq-Orthez, Haut-Béarn, Béarn des Gaves et Vallée d’Ossau.

A la place d’un conseiller dédié, l’attribution de l’opérateur en charge du demandeur d’emploi se fera par un algorithme d’orientation, comme pour Parcoursup, dont nous savons les défaillances.
La recherche d’un emploi est une chose difficile, qui impacte psychologiquement, à cette charge déjà lourde l’Etat rajoute la distanciation et la déshumanisation de l’intelligence artificielle.

L’essentielle proximité de l’accompagnement vers l’emploi qu’offrent les missions locales va disparaitre et les « demandeurs invisibles » le resteront.

Les inquiétudes des missions locales sont légitimes quant à leur avenir, tout comme celles de Cap emploi (qui accompagne les travailleurs handicapés et leurs employeurs).

Lors de son allocution de lundi, Emmanuel Macron a évoqué un « pacte de vie au travail » et le plein-emploi. Pourtant le projet France Travail va à l’encontre du bienfondé que devraient être ces objectifs.

Le Président de la République ne fait que faire renaître un Etat jacobin, loin des grands actes de décentralisation qui mettaient les territoires au centre de la gouvernance de leurs administrés.
La demande de proximité renouvelée lors du grand débat reste lettre morte pour nos gouvernants qui semblent coupés du peuple.

Un budget pour conforter nos services et continuer à investir

Un budget pour conforter nos services et continuer à investir

Hier soir, la ville de Mourenx a voté son budget 2023 de 15,7 millions d’euros dont 5,7 millions d’euros en investissement et 10 millions d’euros en fonctionnement (chiffres arrondis).

Un budget fort et une dette saine sont la preuve de la bonne santé financière de Mourenx. D’ailleurs le débat sur les orientations budgétaires, le mois dernier, n’a soulevé aucune remarque ou questionnement de la part de l’opposition.

Ce budget est à l’image de notre stratégie de politique publique et des valeurs qui guident notre engagement pour les Mourenxoises et les Mourenxois.

Depuis de longues années, l’État contraint le fonctionnement des communes en baissant singulièrement leurs dotations alors qu’elles jouent un rôle majeur dans la cohésion sociale de notre Pays. La ville de Mourenx a ainsi perdu plusieurs millions d’euros durant la période de 2014 à 2023.

Pour arriver à maintenir et développer notre niveau de service public et moderniser nos bâtiments communaux, nous avons dû contraindre nos dépenses de fonctionnement et redoubler nos efforts de recherche de financements extérieurs. Nous avons ainsi réduit notre dette et doublé notre investissement.

La situation nouvelle, liée à l’inflation galopante (+ 23% sur le panier moyen à la cantine), à l’augmentation importante des coûts de la construction, à l’explosion des fluides, nous place cette année face à un choix : supprimer des politiques publiques ou augmenter nos recettes.

Fallait-il revenir sur la cantine à 1 € ? Fallait-il réduire la voilure sur nos politiques en direction de la jeunesse, de nos séniors, de la culture… ? Fallait-il diminuer notre intervention en faveur des associations alors qu’elles portent de véritables services à la population ?

La réponse est évidente : NON.

NON car comme l’évoquait le journal La République des Pyrénées dans ses colonnes cette semaine, la population mourenxoise est celle qui a le revenu médian par habitant le plus faible en Béarn.

Fallait-il réduire nos politiques d’accompagnement en direction d’une population fragile en période d’inflation ? NON.

Nous avons donc proposé au conseil municipal une hausse de notre taux de taxe foncière de 2,5 points pour pouvoir continuer de développer, d’accompagner, de construire, d’éduquer, de nourrir… Malgré cette hausse, qui reste raisonnable (à peine un peu plus de 30€/an pour un propriétaire d’un appartement ou d’une villa jumelée, 60€/an pour une villa au Castéra), le taux de taxe foncière reste à Mourenx inférieur aux communes de même strate que la nôtre.

C’est un choix de solidarité, c’est un choix de justice sociale, c’est un choix de fraternité.

Ainsi Mourenx continuera sa mutation et son développement. Elle poursuivra ses politiques d’accompagnement de tous les publics en matière d’éducation, de santé, de sport, de culture, de solidarités…

Mourenx est une ville SOLIDAIRE, DURABLE, DYNAMIQUE.

Avec les élus de la majorité municipale, nous restons engagés à servir les Mourenxoises et les Mourenxois. Après le pôle culturel, le pôle de santé qui est un vrai succès, le gymnase qui termine sa rénovation, c’est au tour de la place du Béarn et du Belvédère de connaître des investissements importants dans les prochains mois, les prochaines années.

Mourenx retrouve une offre médicale de qualité avec son pôle de santé

Mourenx retrouve une offre médicale de qualité avec son pôle de santé

Hier, lundi 6 mars avec le préfet des Pyrénées-Atlantiques, Julien CHARLES, le président de la région Nouvelle-Aquitaine, Alain ROUSSET, les professionnels de santé et de nombreux·ses élu·e·s et Mourenxois·es, nous avons inauguré le pôle de santé Simone Veil, place du Béarn.

Face au départ à la retraite de plusieurs médecins et pour éviter la désertification médicale qui touche le pays qui avait le meilleur système de santé, nous devions réagir pour Mourenx.

Réalisé par la ville, alors que nous n’en avons pas la compétence mais simplement avec volontarisme, détermination et recherche de moyens (humains et financiers) nous avons créé le pôle de santé.
Notre idée de salarier les médecins fut reprise par l’association SANTAT, qui en emploie aujourd’hui sept. Le salariat des praticiens est une solution de qualité pour l’attractivité du territoire et pour leur offrir les conditions de vie et de travail qu’ils souhaitent désormais.
Après de nombreux échanges et réflexions sur l’offre de soins coordonnés, nous aboutissons, aujourd’hui, à ce projet vital non pas simplement pour la ville mais pour ses habitants.

Anticiper, proposer et réaliser, n’est-ce pas ce que l’on demande aux élu·e·s ?!

Réaliser le pôle de santé en cœur de ville est un choix de bons sens : à proximité des pharmacies, des services et des commerces du quotidien. Pourtant il a fallu se battre face à des projets ne répondant pas aux attentes des habitants.

Même les professionnels de santé au départ opposés à notre projet ont rejoint notre dynamique locale, pour une offre de soins au plus près de la population.

Ainsi dans les 1100 m² d’un bâtiment à l’architecture contemporaine et lumineuse se regroupent une trentaine de praticiens : médecine générale, cabinets infirmier, dentaire, d’ophtalmologie, de psychomotricité, d’ostéopathie, de podologie-pédicure…
Les 2 millions d’euros de travaux ont été subventionnés à hauteur de 40 %.

Nous avons fait le choix de donner le nom de Simone Veil à ce pôle de santé.
Femme de combat, meurtrie par la barbarie nazie pendant sa jeunesse, elle a su s’émanciper en devenant magistrate avant de rejoindre la politique.
En 1974, alors ministre de la Santé, elle a la charge de faire adopter la loi dépénalisant l’interruption volontaire de grossesse (IVG) tant pour offrir un « dernier recours » aux Femmes mais aussi pour éviter les avortements clandestins et risqués.
Elle a dû se battre contre des oppositions enfermées dans des convictions archaïques pour faire adopter une des lois les plus importantes du XXème siècle. Aujourd’hui encore de tristes personnages s’attaquent à cette loi et à la mémoire de Simone Veil. C’est pourquoi je suis favorable à l’inscription de l’IVG dans la Constitution.
Femme de conviction, elle se disait « à gauche pour certaines questions, à droite pour d’autres ». C’est avec beaucoup de résilience qu’elle s’est engagée dans la construction d’une Europe démocrate, en devenant la première présidente du Parlement européen, elle fut aussi à la source de nombreux combats pour la parité, la diversité et tant de combats humanistes.

Je ne doute pas que le pôle de santé Simone Veil sera bénéfique à tous.
Je fais le vœu que d’autres territoires sauront accompagner ces nouvelles organisations de travail des professionnels de santé par des pratiques collaboratives, comme nous avons su le faire ici.

Avec cet équipement Mourenx bénéficie désormais d’une offre médicale pérenne et de qualité.