Le Bassin de Lacq : territoire au service de l’hydrogène

Le Bassin de Lacq : territoire au service de l’hydrogène

Depuis hier et jusqu’à demain, les acteurs de l’hydrogène se retrouvent sur notre territoire d’industries Lacq – Pau – Tarbes pour les journées nationales de l’hydrogène.
Entre les plénières, ateliers et autres stands, et avant les visites techniques de demain, j’ai pu présenter notre politique de développement économique à Lacq-Orthez.

La période que nous vivons fait écho à la fin de la Seconde Guerre mondiale : nous sommes à la recherche de notre indépendance énergétique, industrielle et stratégique.
Le conflit en Ukraine, mais aussi la crise de la COVID, nous obligent à retrouver nos indépendances.
L’aventure industrielle que connaît le Bassin de Lacq depuis les années 1960, et notre politique volontariste en matière de foncier d’entreprise depuis dix ans, font de nous un acteur essentiel dans la transition énergétique et la décarbonation des productions.

Les participants de cet atelier sur la « Vie d’un projet hydrogène : du montage à la mise en service » (industriels de procédés et de fourniture hydrogène, développeur de stations H2 et acteurs de la mobilité publique), ont pu apprécier les forces et qualités du Bassin de Lacq.

Notre Bassin profite de son expérience, de sa culture de la sécurité, de ses capacités (foncier, pipelines, voies ferrées, alimentation électrique… synergie entre les industries présentes). Il peut aussi compter sur l’acceptabilité de ses pouvoirs publics et de ses habitants tout en étant reconnu pour être attentif à l’environnement des salariés et à un développement durable de son territoire.

La Communauté de communes de Lacq-Orthez est facilitatrice pour son écosystème industriel et économique.

La preuve en est avec la requalification réussie de la plateforme industrielle de Mourenx – Noguères – Pardies – Bésingrand : trois centrales photovoltaïques, le plus grand méthaniseur de France, la future base logistique de Lidl, ainsi qu’une partie des projets d’Elyse Energy et, de nouveau, du foncier à la vente avec l’achat par la Communauté de communes d’une partie des terrains et locaux d’anciennement MEAC.
Et bientôt encore de bonnes nouvelles.

Du projet au déploiement, de l’installation à l’amorçage de la production, voire à sa diversification, la Communauté de communes de Lacq-Orthez est aux côtés de ses entreprises actuelles et à venir.

Valoriser le CO2 et préserver notre gisement

Valoriser le CO2 et préserver notre gisement

La réduction de nos émissions de CO2 est la bataille majeure pour sauver notre Planète.

Parmi différentes méthodes, le captage, le stockage et la valorisation du dioxyde de carbone peuvent y participer.
Nous devons soutenir cette recherche, comme toute recherche de transition écologique, tant qu’elle reste bénéfique à tous et, bien sûr, sans danger.

Alors que certains pays sont à la pointe dans cela, en France la méthode de prospective n’est pas bonne et il faut aller plus loin dans les investigations. En premier lieu, il faut rester prudent sur la localisation.

Nos sous-sols ne doivent pas accueillir un gaz fatal alors que des gisements vitaux se trouvent à proximité, ce qui risquerait de les vicier. Comme c’est le cas à Lacq, où le gaz est toujours présent et son extraction industrielle participe au maintien de 7000 emplois.
Un gisement encore en production ne peut ni ne doit servir de réservoir de CO2.

D’autres solutions existent. Il en est un bon exemple au Danemark qui vient d’inaugurer un site de stockage en mer du Nord dans une ancienne nappe de pétrole épuisée, à 1,8 kilomètre de profondeur.
Cette solution sous-marine, au sein de puits réellement épuisés, est bénéfique à tous et sans danger.

Par ailleurs, Le Monde nous apprend qu’à proximité de ce premier site danois, TotalEnergies « a obtenu deux licences d’exploration du stockage [… et] espère enterrer 5 millions de tonnes de CO2 à l’horizon 2030 ».

Aussi utile qu’elle puisse le devenir, cette technologie n’est pas réellement une fin en soi… que nos sols ne pourront pas accueillir indéfiniment.
Il faut en parallèle trouver des solutions d’évitement, de réduction et de valorisation du CO2 dans l’industrie et donc dans nos vies quotidiennes.

Stocker pour stocker, et de cette façon, n’est pas la solution. C’est la raison pour laquelle le Bassin de Lacq n’est pas une option.

Sur les questions de préservations de notre Planète et de gestion des « déchets » nous ne pouvons pas nous passer d’une coopération intelligente et unanime entre industriels, centres de recherche, pouvoirs-publics et bien-sûr collectivités.
Face à un rapport du GIEC toujours plus alarmiste que le précédent, qui était déjà alarmiste, les citoyens du monde ne peuvent qu’agir.

C’est ce que nous faisons à la communauté de communes de Lacq-Orthez avec notre une politique offensive d’accueil d’industries innovantes, tournées vers les transitions énergétiques et écologiques.
Notre vision et notre action communautaire, débutées il y a près de dix ans, portent leurs fruits.
Nous sommes engagés dans la décarbonation, avec le plus grand méthaniseur de France qui se trouve à Mourenx, avec les centrales photovoltaïques, avec le stockage d’électricité renouvelable sur batteries, etc. Et demain nous le serons davantage, je veux le croire, avec des projets de production d’hydrogène novatrices.
Oui, la réduction des émissions de CO2 passe aussi par-là.

Pour un territoire hydrogène

Pour un territoire hydrogène

Lundi s’est tenu un événementiel autour de l’hydrogène organisé par le Territoire d’industrie Lacq – Pau – Tarbes qui a rassemblé près de 200 acteurs publics et privés.

En tant que Vice-Président du pôle métropolitain du Pays de Béarn en charge du Développement économique, ce fut l’occasion pour moi de rappeler les nombreux atouts de notre territoire pour l’avenir de cette filière. Nous disposons déjà d’acteurs majeurs de l’industrie et de la recherche engagés dans des projets hydrogène tels qu’Air Liquide à Pardies, H2V à Lacq mais aussi Canoë (au sein de notre structure Chemstart’up).

Si le bassin de Lacq dispose d’atouts pour cette énergie de la transition écologique, elle sera aussi source de création d’emplois (à tous les niveaux) et des formations qui y mènent.

La transition énergétique ne peut se faire que par une volonté politique affirmée.
L’hydrogène représente pour nous l’énergie de demain dont les usages sont déjà présents sur notre large écosystème territorial.

Avec le Territoire d’industrie nous avons produit un livre blanc présenté à cette occasion. Ce travail collectif d’envergure propose une stratégie « Pyrénées Hydrogène » à l’horizon 2040 et à l’échelle européenne. Nous y développons nos engagements et nos perspectives pour de l’hydrogène décarboné dans une filière structurée, avec une stabilité de la demande avérée et des approvisionnements garantis.

La Communauté de Communes de Lacq-Orthez est pleinement engagée dans la transition énergétique.
Face à l’urgence climatique, notre territoire investit vertueusement pour l’avenir et est ainsi devenu un pôle de référence en matière de chimie verte et de bioénergies. Aujourd’hui et demain avec l’hydrogène nous nous engageons davantage dans les énergies vertes.

Photo : © Michel Malvezin – Pays de Béarn

Une bonne santé économique pour 2022 faite d’investissements et d’emplois

Une bonne santé économique pour 2022 faite d’investissements et d’emplois

L’année 2022 commence de manière radieuse pour notre territoire avec l’annonce de deux bonnes nouvelles économiques qui viennent confirmer notre dynamisme et notre savoir-faire.

En premier lieu, la société Carester a annoncé son projet d’implantation industrielle Caremag sur la zone Induslacq.
Après avoir mis en concurrence plusieurs territoires, c’est à Lacq que cette entreprise a décidé d’implanter son premier démonstrateur industriel permettant de recycler les aimants d’équipements en fin de vie. Les terres rares qui en seront extraites permettront d’assurer la production de véhicules électriques et d’éoliennes, aujourd’hui principalement importées de Chine. Cette unité industrielle contribuera à sécuriser l’approvisionnement en France et en Europe.
Avec un investissement de 42 millions d’euros, l’entreprise créerait une soixantaine d’emplois directs, à l’horizon 2024.
Outre la CCLO, le concours d’acteurs du territoire a permis cette implantation : notre GIP Chemparc, la Région, le Département, le BDEA qui se sont mobilisés avec TotalEnergies et la Sobegi.

La seconde bonne nouvelle nous vient du groupe pharmaceutique américain Pfizer qui s’apprête à confier au sous-traitant Novasep, de Mourenx, la production de sa pilule anti-COVID.
520 millions d’euros sur cinq ans sont prévus pour soutenir l’innovation et la recherche vers un traitement contre la COVID-19. Novasep, spécialisée dans la production de principes actifs de médicaments, bénéficiera d’une partie de cet investissement, d’un agrandissement de son usine et surtout de la création d’une quarantaine d’emplois directs.

De tels investissements sont pour le bassin de Lacq, pour l’ensemble de notre territoire, une reconnaissance de notre expérience et de notre savoir-faire unique.

Notre principale mission au quotidien est de faire venir des entreprises et de développer le territoire.
Les décisions, parfois audacieuses, prises ces dernières années par la CCLO pour le développement économique de notre territoire portent leurs fruits. Les implantations d’Alpha chitin, du méthaniseur de TotalEnergies, de la plate-forme logistique de Lidl, le développement de Novéal, de Cosméfab, de Chemstart’up… et bien d’autres encore, en sont la preuve.
Ces projets, le plus souvent tournés vers des productions respectueuses de l’environnement, se concrétisent et sont source d’emplois.
Créer des emplois c’est créer de la richesse, c’est faire vivre des foyers, c’est maintenir et développer des services et des commerces, en somme c’est faire prospérer notre territoire.

Alors soyons fiers de nos entreprises, de nos actions, de notre territoire !

Pour en savoir plus + :
sur Caremag, cliquez ici.
sur Pfizer chez Novasep, cliquez ici.